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Couche lavable

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Réduction de déchets : le projet de Perrine

Les couches jetables sont pratiques. Mais elles génèrent 875 kg de déchets de la naissance à la propreté. Ces déchets non recyclables sont destinés à l’enfouissement. Or il existe une solution alternative. La couche lavable. C’est celle que préconise Perrine Dereux dans sa boutique Ethics qui vient d’ouvrir, avenue de Dunkerque.
Perrine serait-elle partisane d’un retour moyenâgeux à ces tâches laborieuses dont ont été libérées les mères de famille ? Que nenni car depuis que «  nos déchets débordent  », les produits éthiques ont largement évolué. Oublié l’ancêtre en coton attaché par une épingle de sûreté. Les couches en matière naturelle sont absorbantes, se lavent à la machine et vont au sèche-linge. Elles sont adaptables à la taille du bébé et s’ornent de jolies couleurs… Perrine Dereux les décrit avec enthousiasme. Un sentiment qu’elle revendique depuis qu’elle s’est lancée dans cette aventure qui consiste à promouvoir les solutions alternatives à l’usage des produits courant dans une salle de bain ou à la cuisine.
Engagée par sa formation et ses convictions dans la protection de l’environnement, Perrine se définit aussi comme une personne pragmatique. Pour faire avancer une cause, il faut du concret.

Lavable égale durable
Elle a constaté que les gens sensibilisés à la nécessité de réduire leurs déchets peinaient à franchir le cap. C’est la raison qui l’a poussée à ouvrir cette boutique, dit-elle. L’idée est de démontrer que changer son mode de consommation pour un produit lavable, et donc durable, ne bouleversa pas tant que ça le quotidien de la famille. Ni le porte-monnaie. Puisque lavable égale durable. Et qu’en matière de couche, on y revient, les 5 000 protections jetables coûtent approximativement entre 1 500 € et 2000 €. Alors qu’une panoplie de lavables revient de 150 à 600 € et est réutilisable pour le second enfant.
Un argument économique que Perrine fait valoir pour les couches de bébé, mais aussi pour proposer de quoi remplacer tout ce qui est jetable par du recyclable. Elle y a ajouter enfin cette touche locale en s’étant constitué un panel de fournisseurs qui sont de petits artisans de la région.

Location de couches réutilisables : désormais c’est possible

Tout le concept d'Escouade de Garde a été construit autour d'une couche lavable unique imaginée par Sylvie Pedneault et les éducatrices de sa garderie.
La couche plus épaisse que celles sur le marché et lavable seulement avec des machines industrielles a été conçue à Joliette, dans l'atelier de confection de l'entreprise, afin de limiter au maximum la manipulation faite par les éducatrices pour qu'elle soit aussi facile d'utilisation qu'une couche jetable.
« Dans le marché des couches lavables, il y en a des dizaines de modèles, mais dans les garderies, ça ne fonctionne pas, notamment à cause de la manipulation des selles, explique Sylvie Pedneault. Il n'y a pas nécessairement une toilette à côté de la table à langer. Avec notre modèle, les éducatrices laissent le cadeau dedans et mettent ça dans un sac. »
Après utilisation, les couches sont acheminées à la buanderie de l'entreprise, à Joliette dans le local contiguë à l'atelier de confection, et sont lavées à 170 degrés Celsius par des machines industrielles.
« Les rejets dans l'environnement sont moins importants que ceux d'une toilette », explique Sylvie Pedneault.
En un an, 1564 couches ont été fabriquées à la main dans un atelier de couture de Montréal, dont plus d'une centaine dans l'atelier de confection de l'entreprise.
Si les projections se réalisent, le couple d'entrepreneurs aimerait qu'une partie de la production de masse se fasse aussi à Joliette.
D'ici décembre, il vise à grossir son lot d'au moins 5000 couches supplémentaires afin d'être en mesure de répondre à la demande, seulement pour le volet garderie de leur entreprise.

En CHSLD
En parallèle au projet dans les garderies, les propriétaires d'Escouade de Garde visent, d'ici 2017, à implanter leur modèle d'affaires dans les CHSLD. Ils planchent déjà sur la conception d'un modèle de couches pour adultes.
« Nous pensions développer ce volet dans un horizon de trois à cinq ans après le démarrage de l'entreprise, mais nous devons le faire plus rapidement parce que nous avons eu une approche sérieuse pour un projet-pilote en CHSLD dans Lanaudière », annonce Sylvie Pedneault.
Le couple veut aussi développer un modèle de couches pour les enfants de plus de cinq ans qui doivent vivre avec un handicap et qui sont incontinents. Un projet pour lequel ils ont aussi été approchés, affirme Jean-François Bourk.
« Ça prend une ampleur plus grande et plus rapidement que ce que nous pensions », constate Sylvie Pedneault.
Vitesse grand V
« Est-ce qu'il y a plus vite que vitesse grand V ? C'est très grand V », ajoute Jean-François Bourk.
Se lancer en affaires a eu l'effet d'un tourbillon pour les deux partenaires de vie qui devenaient du coup des partenaires d'affaires.
Alors que les opportunités se multiplient pour leur toute nouvelle entreprise, ils se rappellent avoir essuyé plusieurs revers avant d'atteindre ce rythme, dont celui de devoir faire face à ceux qui ne croyaient pas en leur projet comme des amis et des banquiers.
Le couple a dû hypothéquer sa maison et retirer ses REER pour fonder la compagnie en plus d'essuyer quatre refus à la banque avant d'être finalement accepté pour un prêt.
« On était découragés, mais on a continué de foncer », dit Sylvie Pedneault.
Les efforts du couple ont d'ailleurs porté leurs fruits alors qu'Escouade de Garde a remporté à la mi-juin le prix national dans la catégorie « service aux individus », du Défi OSEntreprendre, un concours provincial saluant l'ingéniosité des entrepreneurs qui participent au développement de leur région en mettant sur pied de nouvelles entreprises.
« C'est vraiment ça: il faut oser. Il faut y croire, il faut pousser. Il ne faut pas écouter les neuf personnes sur dix qui diront que ton entreprise ne marchera pas », croit Sylvie Pedneault.

Des programmes d’aide aux familles pour l’achat des couches lavables

L’équipe de Développement Économique Princeville (DEP) annonce la mise sur pied d’un Programme d’aide pour l’achat de couches lavables. Le nouveau programme est proposé conjointement avec le Comité permanent de la famille.
Cette initiative vise à positionner encore davantage Princeville à titre de ville authentiquement familiale. Il répond aussi à un besoin exprimé par les familles dans le cadre de la consultation publique Cap 6000.
L’aide financière offerte peut couvrir la moitié du montant total dépensé, avant taxes, pour l’achat de couches lavables et autres produits complémentaires, et ce, pour un montant maximal de 150 $ pour un ensemble de couches neuves (20 couches minimum) et 50 $ pour des couches de seconde main.
À noter que les items de seconde main devront être clairement identifiés sur la facture qui servira de pièce justificative. De plus, les factures émises par un particulier ne seront pas acceptées.
Pour être admissible, une famille doit demeurer à Princeville, avoir un enfant âgé de moins de six mois et faire une demande de subvention au plus tard trois mois après l’achat des couches. Une seule subvention sera accordée par enfant. Lorsque les critères d’admission sont respectés, il suffit de remplir le formulaire disponible au www.villedeprinceville.qc.ca/programmes et de le remettre à l’hôtel de ville avec les pièces justificatives exigées, dont une preuve de résidence et une preuve de naissance de l’enfant.
Rappelons que DEP et ses partenaires proposent déjà deux autres programmes pour les familles princevilloises. En effet, le Programme d’encouragement enfance-famille offre divers incitatifs pour les familles ayant accueilli un nouveau-né ou adopté un enfant.
Quant au Programme Bébé en sécurité, il vise à sensibiliser les familles en matière de prévention incendie et à les outiller au moyen d’une trousse comprenant, entre autres, un détecteur de fumée, un extincteur portatif et un autocollant d’identification de la chambre de l’enfant.

Enfants et perturbateurs endocriniens : comment limiter l’exposition ?

Le magazine 60 millions de consommateurs a fait analyser les échantillons de cheveux d'un panel de 43 enfants, âgés de dix à quinze ans, vivant en milieu urbain et rural. Le magazine a recherché la présence de 254 perturbateurs endocriniens, des substances chimiques néfastes pour le foetus et l'enfant. Et les résultats publiés  sont alarmants: 23 à 54 molécules ont été retrouvées selon les enfants (34 en moyenne). Des chiffres qui "suggèrent fortement" que les petits Français sont "tous contaminés", s'alarme le magazine. 

Dans notre alimentation
Il est préférable d'éviter les biberons en plastique, et préférer ceux en verre. Si vous utilisez un biberon en plastique, évitez de le chauffer, et jetez-le si le plastique est abîmé. Choisissez des tétines en silicone ou en latex naturel. 
Évitez les aliments avec des emballages en plastique (boîtes, sachets, film alimentaire, etc.), particulièrement en cas de chauffage au four micro-ondes: préférez les assiettes ou les plats en verre. N'utilisez pas d'ustensiles recouverts de polytétrafluoroéthylène ("téflon" en langage courant). Il faut également éviter les boites de conserve et les canettes de boissons, qui ont un revêtement plastifié.
Il est recommandé de privilégier les produits frais ou surgelés, cuisinés maison plutôt que les plats préparés. Cependant, les petits pots pour bébés, très surveillés, peuvent être consommés en principe en toute sécurité. 
Enfin, la règle du bio prévaut, afin de limiter les pesticides, qui peuvent jouer eux aussi le rôle de perturbateur endocrinien. Lavez soigneusement vos fruits et légumes, et épluchez-les autant que possible. L'eau minérale est préférable à celle du robinet, du fait du caractère incertain des polluants qu'elle peut receler.

Dans les jouets
De nombreux jouets en plastique, que les enfants adorent mettre dans la bouche, contiennent des phtalates, ennemis de la fertilité masculine. Pour les éviter, il est préférable d'offrir aux enfants des jouets en bois brut sans vernis, si possible avec une peinture naturelle. 
Mais dans la pratique, il est difficile de se passer des jouets en plastique.Aussi, la meilleure solution consiste à éviter le "tout plastique". À noter que plus le plastique est flexible, plus il est susceptible de contenir des phtalates: préférez donc les jouets en plastique rigide. Dans tous les cas, pensez à rincer les jouets neufs, de façon à enlever les molécules les plus volatiles.
Pour les peluches, privilégiez celles en tissu ou coton bio et en fibres naturelles. Comme pour les vêtements, il est recommandé de les laver avant leur première utilisation.

Dans la trousse de toilette
Dès la grossesse, il est nécessaire de faire attention. La femme enceinte ou qui allaite doit être économe en cosmétiques -parfum, fond de teint, rouge à lèvres, teinture pour cheveux- qui regorgent de perturbateurs endocriniens. 
La peau du jeune enfant étant très perméable, il est conseillé d'utiliser le moins de produits d'hygiène possible, notamment au niveau du siège. Les lingettes pour bébé sont à proscrire. Préférez un savon sans parfum, et utilisez des crèmes naturelles.

Dans l'entretien de la maison
Liquide vaisselle, solutions pour les sols ou encore les vitres... Les produits de nettoyage sont à l'origine de la pollution de l'air intérieur, responsable de près de 20 000 décès prématurés, selon une étude réalisée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI). 
Privilégiez les produits éco-labellisés, ou naturels: vinaigre blanc, bicarbonate de soude, etc. Il convient d'aérer régulièrement son intérieur. Enfin, évitez les sprays, parfums d'ambiance et encens. 

Dans les couches et les vêtements
Préférez les couches lavables en fibre de bambou ou les couches jetables sans produit chimique. Les vêtements neufs peuvent contenir des substances toxiques, aussi convient-il de les laver avant une première utilisation. Préférez les fibres naturelles -coton, chanvre, lin, laine- non traitées.

Couche lavable : tout ce qu’il faut savoir pour se convertir

Se convertir aux couches lavables pour son bout de chou, c’est une très bonne chose. Mais savoir comment les entretenir comme il faut et écologiquement, c’est encore mieux ! Vous avez peur d’anéantir les qualités des couches lavables au moment de les nettoyer ? Pas d’inquiétude ! Cela n’arrivera pas si vous suivez le guide.
Avant le premier nettoyage des couches lavables
Avant de laver à proprement parler les couches lavables pour la première fois, il est nécessaire de faire tremper les couches lavables entières plus de 10h dans l’eau froide pour que les fibres qui les constituent gonflent.

Avant la première utilisation des couches lavables
La fibre naturelle des couches lavables n’atteint sa capacité d’absorption optimale qu’au bout de 10 lavages environ.
C’est pourquoi, avant la première utilisation, il serait bon de laver les couches lavables plusieurs fois. Si ce n’est pas possible, vous allez devoir changer votre bébé assez souvent au début.

Où je mets les couches lavables sales ?
Un seau devrait suffire pour stocker les couches lavables souillées. A laisser de préférence dehors, dans un récipient non hermétique, pour éviter la macération.
La lessive des couches lavables : les questions- réponses

Faut-il pré-laver les couches lavables ?
Lorsque les couches lavables sont très sales, les passer simplement sous l’eau froide et enlever les selles “en trop”.
Vous pouvez également faire tremper les couches dans une bassine d’eau chaude avec 1 cuillère à soupe de blanchissant à l’oxygène, pendant une journée. Mais il est important de toujours privilégier le pré-lavage à la main.

Comment laver les couches lavables, les doublures et les inserts ?
Tout d’abord, fermez les velcros des couches lavables et culottes. Suivez les règles d’or :
Si vous avez effectué un pré-lavage des couches, faites un essorage.
A l’aide d’une lessive de préférence écolo (ou tout au moins sans phosphate et sans glycérine), lavez les couches à 40° avec le reste de votre linge. Si vous ne voulez pas mélanger votre linge avec les couches, lavez-les en demi-charge à 60°.
Bannissez les adoucissants, le chlore et le vinaigre, néfastes pour la qualité des couches. Pour que ces dernières soient douces, utilisez des balles de lavage !
Pour une odeur de frais et favoriser une désinfection optimale, n’hésitez pas à mettre quelques gouttes d’huile essentielle de lavande par exemple.

Couche lavable : et la culotte de protection ?
La culotte de protection requière moins d’entretien que les couches lavables en tant que telles. Il n’est pas utile de laver la couche lavable à chaque change, contentez-vous de la rincer à l’eau ou de l’aérer tout simplement. Mais lavez-la toute de même de temps à autre avec les couches lavables.

Comment sécher les couches lavables ?
Évitez le sèche-linge. Séchez les couches lavables plutôt à l’air libre ou encore mieux, en plein soleil quand vous le pouvez. Celui-ci a un effet blanchissant sur les couches lavables, parfait pour faire disparaître les taches résistantes. Si vous êtes en appartement et que vous n’avez pas de balcon, optez pour l’étendoir.

Le lange lavable : est-ce la bonne alternative ?

En moyenne, il faut changer un bébé 5 fois par jour. La couche jetable règne en maitre sur la discipline depuis de longues années. Le lange lavable semble, pour l’instant, moins répandu.
Laure-Anne est institutrice et aussi une maman à temps plein. Le petit Martin, 8 mois, c’est son quatrième fils. Comme pour ses trois frères, l’imperméabilité de Martin est assurée par des couches lavables. Un choix écologique mais pas uniquement.
"J’ai lu quand même pas mal d’articles sur les matières utilisées pour faire les langes et j’avoue que ça me faisait un petit peu peur de mettre ça sur les fesses de mon bébé. Ici avec les couches lavables, je sais qu’elles sont réalisées à partir de matières naturelles, ce qui me plaisait bien », confie-t-elle.
Le lange est constitué de plusieurs couches de tissu. Une fois usagé, il suffit de le laver en machine.
Dans ce commerce, seules les couches lavables sont vendues. Ne comparez pas ces produits aux langes en tissus de nos grands-mères. Ces couches sont garanties antifuite et hygiénique. Grâce, notamment à une simple bande de papier.
"On va mettre une bande de papier qui va récolter les selles du bébé, ce qui permet de tout prendre et de jeter dans les toilettes. L’avantage est que les parents ne gardent aucune odeur à la maison. C’est très hygiénique puisque tout est de suite évacué", explique Rachel Piette, créatrice de couches lavables.
A quel prix ?
Place à l’addition. Avant d’être propre un bébé consommera en moyenne 4500 couches jetables. Le coût, au bout de deux ans et demi : environs 1350€.
Pour couvrir la même période, il faut, environs 40 langes lavables. Leur coût total : plus ou moins 900€. Un investissement moins étalé mais moins important.
Dans la crèche qui accueille Martin, ces langes alternatifs sont acceptés. Les parents apportent chacun leur lange et chacun gère son stock. Mais attention, ce n’est pas le cas partout. "Parce qu’il y a un problème de stockage de linge sale ou trop de proximité entre la partie où on change les bébés et l’endroit où ils vivent et mangent. Quand on a un espace bien séparé, c’est tout à fait réalisable", estime Arianne Letesson, directrice d’une crèche.
Des parents abandonnent en cours de route
La difficulté de la couche lavable c’est d’adopter une routine et de s’y tenir. Certains parents abandonnent en cours de route. Aussi parce qu’ils n’ont pas choisis le bon modèle. C’est l’avis de l’expert.
"On s’est retrouvé avec une maman qui avait des couches à nouer à la main et qui séchaient en plusieurs partie à l'air libre. Donc ça mettait un temps fou, elle était en appartement et il y avait des couches partout sur ces radiateurs. Elle en pouvait plus donc effectivement, elle a abandonné", relate Estelle Watterman, journaliste au Ligueur.

Couche lavable ou jetable écolo, laquelle choisir ?

Pour éviter les produits toxiques, faut-il revenir aux langes de nos grands-mères ? « Les parents sont de plus en plus sensibles à ces questions », assure Céline Augusto de la marque Love & Green, qui pèse 4 % du marché. Première alternative, les couches lavables nouvelle génération (Popolini, P'tits Dessous, Best Bottom). La partie intérieure est le plus souvent en coton, chanvre ou bambou. Compter environ 200 EUR pour démarrer mais à terme, l'investissement vaut en théorie le coup puisque les couches sont réutilisables un grand nombre de fois. On ne les trouve que dans les magasins bio et sur Internet. Gros bémol : « Je les ai testées le premier mois après la naissance de mon fils. Franchement, j'avais l'impression de passer ma vie à faire tourner des machines de couches », confie Maëlle, une jeune maman.
Une autre solution : favoriser des couches jetables écologiques. Elles affichent un minimum de 50 % de matières naturelles et surtout zéro chimie dans le voile de maintien en contact avec la peau. A côté des marques Love & Green, Moltex ou Naty, les distributeurs ont développé leur propre gamme verte (Carrefour Baby Eco Planet, Pommette Ecologic, Auchan mieux vivre...). Elles restent plus chères que les couches jetables premier prix, mais moins que celles des marques traditionnelles.

Couche lavable Love&Green : un parcours bio sans faute

Les fondateurs de Love & Green ont imposé leurs couches et leurs produits d'hygiène bio pour nourrissons à la grande distribution. A la tête d'une TPE de 5 personnes, Céline Couteau et Gabriel Augusto nous racontent leur parcours d’entrepreneurs.
En 2009, Céline Couteau et Gabriel Augusto, qui se sont connus chez Cadum, quittent la marque de savons avec l'envie de fonder une famille et une entreprise. Leur fille aînée naît fin 2010 et Love & Green, leur marque de couches bio pour bébés, voit le jour quasi dans la foulée, au début de l'année suivante. Un enchaînement naturel, selon Gabriel : «Une fois parents, on veut savoir ce qu'on met sur la peau de ses enfants.»
Produit en main, Céline explique ce qui distingue Love & Green des couches classiques : «La marque leader utilise 90% de produits chimiques et plastiques, alors que nos couches sont en cellulose certifiée FSC (label pour la protection de la forêt), sans chlore, ni parabène ni pétrochimie. Nous remplaçons les plastiques par des bioplastiques.» Un discours dans l'air du temps qui séduit les consommateurs, d'autant que le prix reste proche de celui des couches classiques.
1.500 POINTS DE VENTE
Pour conquérir la grande distribution, la société bénéficie d'un coup de pouce du destin : en 2013, l'américain Huggies cesse sa distribution en France. Dans les grandes surfaces, on ne trouve plus que Pampers et les marques de distributeurs. Les centrales d'achat se mettent donc en quête d'un candidat crédible pour compléter leur assortiment.
Après d'âpres négociations, au cours desquelles le carnet d'adresses des deux ex-Cadum joue un rôle crucial, Love & Green décroche le droit d'occuper l'espace laissé vacant chez Auchan, Carrefour, Casino, U, Cora, Intermarché et Leclerc. Du coup, la TPE est présente dans 1.500 points de vente. Et son chiffre d'affaires décolle, passant de 200.000 euros en 2011 à 1 million en 2013 puis à 2 millions en 2015.

5 bonnes raisons pour choisir la couche lavable

Même si ce sont surtout les mamans ‘nature’ qui optent pour les couches lavables, en dehors des avantages écologiques qu’elles procurent, les couches lavables ont également d’autres atouts.

La couche lavable présente un avantage économique considérable en ces temps de crise. Pour les mamans à petit budget, c’est une excellente option pour réduire les dépenses pour bébé. L’investissement de départ de couche lavable sera moins cher que la couche jetable. Selon l’estimatif, les parents dépensent environ 500 euros pour les couches lavables alors que les couches jetables leur coûterait le double soit environ 1000 euros. Et c’est un investissement à long terme car les couches lavables peuvent être utilisées pour le second bébé.

Comme le but c’est la sauvegarde de l’environnement avant tout, l’utilisation des couches lavables permet de diminuer les déchets non recyclable et non bio dégradable qui mettent environ 400 ans avant de se décomposer à 900 kg.

Maintenant, on retrouve sur le marché des couches lavables de dernière génération avec facilité d’utilisation et d’entretien. La matière sèche plus vite et ne garde en aucun cas les tâches.

Les couches lavables sont aussi conseillées pour la santé de bébé car elles ne contiennent aucune substance chimique absorbante dont la plupart des couches jetables sont composées pour garder bébé au sec pendant 12h.

Les couches lavables de nouvelles générations présentent de nouvelles options pour les rendre encore plus pratique. Désormais, il y a les couches lavables hybrides qui proposent des inserts jetables mais biodégradables pour vos vacances et vos longs trajets.

Une « couche intelligente » pour un bébé en bonne santé

Pour améliorer le bien-être de leur bébé, Yaroslav et Jennie Faybishenko, des parents américains ont créé une couche culotte intelligente capable de détecter en temps réel les infections urinaires, la déshydratation ou le mauvais fonctionnement du système rénal du tout-petit.

Loin de la fameuse couche lavable tendance actuellement, la « smart diaper » commercialisée par l’entreprise Pixie Scientific est une couche digitale réglée pour analyser l’urine et détecter toute trace de disfonctionnement de l’organisme de bébé. D’après ses inventeurs, cette solution facilitera la vie des jeunes parents qui ont souvent du mal à répondre aux plaintes et aux douleurs de leurs bébés.

Comment ça marche ?

En contact des bactéries de l’urine, les petits carrés de couleurs de la couche réagissent et il ne reste plus aux parents qu’à scanner le QR code de chaque carré et les envoyer au médecin traitant grâce à une application dédiée. Dès réception, le docteur pourra établir à distance un diagnostic. Même si l’autorisation de mise sur le marché n’est pas encore sortie, les concepteurs de la « couche intelligente » annoncent déjà que le produit sera 30 à 40% plus cher que les versions traditionnelles. Et avant la sortie officielle, le New York Times prévoit une phase test à l’hôpital des enfants Benioff de l’Université de Californie.

Réactions des spécialistes de la petite enfance

Si Yaroslav Faybishenko vante les atouts d’une couche technologique pour les jeunes parents, les avis des experts divergent concernant la « smart diaper ». Parmi eux, le pédiatre Ari Brown a confirmé au micro de la chaîne ABC News qu’une telle invention ne ferait qu’alarmer les parents et elle est inutile pour les bébés normaux sans antécédents de troubles du système urinaire.

Quand bébé fait ses premiers pas pour l’environnement !

Dans un souci à la fois économique et écologique, la mairie de Saint- Élie-de-Caxton a mis en place un programme d’aide financier à l’achat des couches lavables. En agissant ainsi, les responsables comptent inciter les parents à mieux respecter l’environnement.

Le projet proprement dit

Voté à la séance municipale du 3 juin dernier, le projet de Francine Buisson, conseillère responsable des questions famille, permet aux parents d’enfants de moins d’un an de bénéficier d’un remboursement de 50% du coût d’achat des couches réutilisables, ce sans dépasser un plafond de 100 $.

Les couches réutilisables

Loin des anciennes couches lavables utilisées par nos grands-mères, les versions réutilisables de nos jours sont confectionnées dans des couleurs et motifs ludiques et se démarquent par leurs aspects pratiques et faciles d’entretien. Outre la capacité d’économiser, leur utilisation permet de réduire l’empreinte écologique du tout-petit. Pour Saint-Étienne-des-Grès, cet investissement contribue à diminuer la quantité annuelle des déchets enterrés à la déchetterie.

Un impact sur le budget familial

Toujours dans le cadre d’un processus de développement durable, cette action permet aux familles de réaliser sur le long terme des économies conséquentes parce que le coût de couches lavables pour un enfant est estimé entre 400 à 700 $ alors que depuis sa naissance jusqu’à l’acquisition de la propreté, l’achat de couches culottes classiques pour un seul enfant peut atteindre les 2 500 $.

Pour avoir accès au programme, les familles sont invitées à récupérer le document sur le projet et le formulaire de demande de soutien au secrétariat municipal de la Maison du citoyen, 52, chemin des Loisirs ou se renseigner sur le site Web www.st-elie-de-caxton.com.

Subventions des couches lavables : la Maison de l’environnement de Verdun y participe pour une troisième année consécutive

Pour les mères Verdunoises qui optent pour les couches lavables pour leurs bébés, une aide financière sera octroyée par l’arrondissement de Verdun. Le projet qui entre dans sa troisième année consécutive continue à encourager les familles à choisir des produits verts pour limiter la quantité de déchets envoyés à l’enfouissement. A l’inverse des couches jetables, les couches lavables sont réutilisables même si leurs coûts sont supérieurs. C’est justement pour réduire la barrière de prix que la ville a proposé cette solution de subvention. De simples conditions sont requises pour bénéficier de cette aide financière.

La facture de l’achat d’au moins 20 couches lavables est nécessaire pour bénéficier de la subvention

Selon la majorité des familles, c’est le prix de revient assez cher des couches lavables qui les freinent pour l’achat. Pourtant tout le monde est conscient que la réduction des déchets est importante pour préserver l’environnement. Comme solution, voilà déjà trois années que l’arrondissement de Verdun propose des subventions financières aux familles qui optent pour les couches lavables. L’aide financière peut aller jusqu’à 100 dollars pour l’achat des couches lavables. De plus les couches lavables sont économiques au fil du temps car elles permettent d’économiser plus de 1000 dollars par enfant et de remplacer 230 couches jetables.

Pour profiter des subventions, il faut se présenter à la Maison de l’environnement de Verdun qui se trouve dans 1ère Avenue au 673 avec un formulaire d’inscription téléchargeable sur le site web de l’arrondissement, d’un certificat de naissance de l’enfant, d’un certificat de résidence à Verdun et d’un original d’une facture pour au moins 20 couches lavables. Pour rappel, l’enfant ne doit pas être âgé de plus de 6 mois au moment de l’inscription.

Couches lavables : programme de promotion auprès des familles de Gatineau, au Québec

La campagne sur l’achat des couches lavables, qui était à sa première année de test en 2012, n’a pas atteint son objectif. Projet pilote initié par la Ville de Gatineau, l’achat des couches lavables permettait de bénéficier des subventions octroyées par la municipalité, or, seulement 190 familles sur les 300 prévues ont été intéressées par le projet.

La reconduction du programme n’est pas assurée

Le bilan de la première année d’essai du projet de la Ville de Gatineau sur les couches lavables a été assez décevant. En effet, 190 familles seulement ont adopté le programme l’année dernière alors que les subventions étaient destinées pour au moins 300 familles. Financé par des fonds vert, le projet avait récolté 50 000 dollars de subvention. Des fonds destinés à rembourser à moitié le prix des achats en couches lavables de chaque foyer jusqu’à concurrence de 100 dollars. Suite à cet échec, les élus devront discuter sur ce projet pour évaluer s’il doit être reconduit ou non.

D’ailleurs, les résultats du projet pilote de 2012 sera discuté au conseil municipal pour une analyse plus approfondie. L’efficacité du programme, ses impacts environnementaux, les objectifs atteints et les facteurs négatifs qui ont nui au programme seront évoqués. Le conseiller Alain Riel, qui est aussi le président de la commission sur l’environnement, n’a pas fait de commentaires sur le bilan de 2012 alors qu’au commencement du projet, il était convaincu que le programme serait une belle réussite. Reste à savoir pourquoi un projet aussi prometteur n’a pas marché, pourtant les couches lavables connaissent de plus en plus de succès auprès des consommateurs.

Bébé : enlever la couche pour faciliter l’apprentissage de la marche

Publiée au tout début de ce mois de février, une recherche scientifique a prouvé que les couches lavables ou jetables sont utiles pour le confort du bébé mais elles deviennent encombrantes lorsque celui-ci commence à faire ses premiers pas.

Durant l’expérience, les spécialistes ont observé les démarches de 60 bébés âgés de 13 à 19 mois, la période moyenne de l’apprentissage et de l’acquisition de la marche. Pour faciliter leurs recherches, ils ont divisé en deux groupes les enfants. Dans le premier composé de marcheurs débutants de 13 mois, 17 bébés qui avaient des couches jetables étaient sujets aux chutes. Le chiffre monte à 21 pour ceux qui portaient des couches lavables. La différence est énorme lorsqu’il n’est plus question de couche car le nombre d’enfants tombés a été limité à 10.

Pour le second groupe des bébés de 19 mois, les couches jetables et la nudité ont fait 4 chutes alors que les versions lavables avaient fait au moins 8 chutes.

Puériculture : revoir l’épaisseur des couches

Les chutes peuvent avoir des conséquences graves chez les touts petits. Pour limiter au maximum les risques de tomber, les chercheurs conseillent aux spécialistes d’articles de puériculture comme les couches lavables et jetables de réduire l’épaisseur entre les jambes. En effet, c’est ce détail qui hausse les risques de faux pas chez des enfants fragiles qui ont encore du mal à trouver l’équilibre.

Pour rassurer les parents, les auteurs de l’étude n’ont pas précisé les effets à long terme des couches sur l’apprentissage de la marche mais ils préfèrent tout de même encourager les premiers pas sans couche. Une méthode qui conviendrait aux adeptes de l’hygiène naturelle qui permettrait à l’enfant de devenir propre de manière précoce.

Impact environnemental : moins de déchets dans les ménages d’Angoulême

A partir du 14 janvier prochain, 20 foyers témoins du Grand-Angoulême participeront à une expérience de 8 semaines qui a pour but de diminuer les déchets domestiques. Sur le long terme, l’agglomération espère réduire de 7% le tonnage des ordures ménagères en 3 ans

Les détails de l’expérience

Durant les premières quatre semaines, les habitants devront ne rien changer dans leurs attitudes quotidiennes tandis que la seconde période sera marquée par trois gestes de réduction des ordures à choisir sur une liste de dix recommandations. Parmi les plus remarquables figurent entre autres l’utilisation de couche lavable, le collage d’une étiquette « Stop pub » sur la boîte aux lettres, l’adoption d’une yaourtière. Il y a aussi des engagements plus radicaux comme boire l’eau du robinet ou élever une poule pondeuse.

En tant qu’élu en charge du dossier, Jacky Bonner insiste sur le changement des habitudes de consommation et les caractères simples et non contraignants des engagements, d’autant plus que le kit modulable sera offert aux foyers volontaires qui conviennent au projet. Parmi les autres responsables du projet, Fabien Catalot du service de prévention des déchets à Grand Angoulême insiste sur l’intérêt des habitants car il a reçu plus de 80 appels de foyers.

Les réactions des intéressés

Parmi les personnes qui ont répondu positivement à l’appel de l’agglo, André et Marianne sont des retraités et espèrent faire encore mieux avec leur composteur. Présente lors de la première réunion d’information des participants au projet, une dame a insisté sur l’importance de l’intervention auprès des personnes qui ont besoin de conseil et des réfractaires.

Empreinte écologique : difficile de choisir entre les couches lavables et les couches jetables !

Actuellement, les écologistes misent essentiellement sur l’utilisation des couches lavables pour réduire l’impact environnemental des versions jetables. D’après les données de l’ADEME, un seul enfant a besoin de quelques 3 800 couches jetables jusqu'à l’acquisition de la propreté. Ajouté aux autres protections féminines et coton, ce genre de déchet atteint les 1 million de tonnes chaque année pour la France.

D’où la nécessité d’adopter les modèles lavables puisque le nombre de besoin est estimé à 30 pour un enfant et ils sont réalisés avec des matériaux biologiques comme le coton, le chanvre, la flanelle et le bambou. Conçues sans produits chimiques, les couches lavables permettent également de prévenir les problèmes d’irritation du fessier. Mais les débats sur la consommation énergétique mettent l’accent sur un autre aspect de l’impact environnemental des couches lavables : même si leur utilisation réduit les déchets, il faut calculer les besoins en énergie et en eau puisqu’une couche est lavée en moyenne 137 fois.

Les visions des spécialistes

Avec sa méthode d'Analyse du Cycle de Vie (ACV), une recherche britannique a réussi à estimer objectivement les impacts environnementaux (de l'extraction des matières premières à la fin de vie) des couches lavables et jetables. Pour Marion Fallet, pédopsychiatre, la propreté diurne de l’enfant est située entre 24 et 30 mois et la nocturne vers 27 et 34 mois. Une longue période qui nécessite une étude des impacts environnementaux dans trois domaines différents : l'emploi de ressources naturelles, la pollution de l'eau et de l'air et les émissions de gaz à effet de serre. D’où un même taux d’impact estimé à 600 kg équivalent CO2 par an, un épuisement des ressources naturelles et une acidification atmosphérique pour les deux produits.

Puériculture : des projets axés vers le bien-être du bébé

Avec le slogan « boîtes à projets, projets de boîtes », le salon « Les 48 heures de l’entreprise » qui vient ou juste de se dérouler à La Roche-sur-Yon a permis à quelques 70 PME de faire le test de leur nouveau produit. Pour le public, ce fut l’occasion d’assister à divers débats, conférences et autres ateliers boîtes à projets.

Un « crash test » concluant

Dans ce volet du salon, les organisateurs ont permis aux jeunes initiateurs de projets en phase de lancement de convaincre, en 20 minutes, les experts d’organismes d’aide à la création présents à l’événement. Pour Carole Poujade, d’Oryon, « il s’agit de confronter le projet à la réalité, à travers l’½il de spécialistes ».

Parmi ceux qui ont subit le « crash test », Aline Angibaud profite du changement d’attitude des jeunes parents qui veulent à tout prix réduire l’empreinte écologique de leur enfant. Elle a donc présenté son projet de boutique de matériel écologique pour bébés comme les couches lavables, les produits d’allaitement et le textile bébé, à un jury composé de professionnels : Vincent Fortineau, de la boutique de gestion Atlantique Vendée, et Pamela Chevillon, de Fondès, un organisme de complément de financement de projet. Malgré son BTS d’aménagement du paysage, la jeune maman de 33 ans préfère changer de carrière et y travaille depuis un an : chiffres, évolution, dépôt-vente, et site net ont été mis en place pour une ouverture au premier trimestre 2013.

Du côté des spécialistes, le projet manque d’affinage sur l’étude de la concurrence, les prévisions de chiffre d’affaires, le montant du prêt bancaire et Vincent Fortineau confirme : « Pour mieux cerner le chiffre d’affaires potentiel, il serait bon de prendre contact avec des collègues. C’est souvent ça le plus difficile à définir. Il ne faut voir ni trop petit, ni trop grand ».

Couches bébé : une pénurie mondiale ?

Un grave accident industriel s’est récemment produit à Himeji, au Japon. Il s’agit de l’explosion d’une importante réserve de polymères absorbants indispensables dans la confection des couches jetables. Le sujet commence à inquiéter les parents qui craignent une baisse de la production mondiale de couches.

L’heure d’adopter les couches lavables

Si jusque là, les promesses écologiques des adeptes de couche lavable ne vous ont pas encore convaincu, cette nouvelle polémique pourrait peut-être vous inciter à changer d’avis. Il suffit juste de suivre quelques règles de base essentielles dans le choix des couches lavables. En évoquant le terme lavable, les parents pensent tout de suite aux langes utilisés à l’époque de nos grands-parents. Heureusement, il existe actuellement divers modèles de couches lavables conçus suivant le poids et la morphologie des enfants. Pour les mamans adeptes de mode, aucune crainte puisqu’il existe autant de couleurs que de formes adaptées au look de l’enfant. Du point de vue pratique, ces couches lavables vont avec un papier de protection biodégradable qui permet de jeter les matières fécales aux toilettes avant de les passer à la machine à laver. Il suffit ensuite de les sécher à l’air libre. Pour réduire le nombre de lavage, les culottes de protection en polyuréthane ou microfibre ne nécessitent pas obligatoirement de lavage puisqu’il suffit de les rincer et ils sont de nouveau propres.

Un budget conséquent

Pour réduire le nombre de séances de lavage, il est conseillé d’investir dans une vingtaine de couches multi tailles pour un enfant depuis sa naissance jusqu’à la propreté. Il s’agit d’un budget d’environs 500 euros pour les couches lavables préformées. Enfin, il ne faut surtout pas oublier d’ajouter au calcul les dépenses pour l’entretien (lavage, lessive, etc.) et l’achat du papier de protection biodégradable estimés à environs 400 euros. Au final, l’investissement aura coûté 900 euros si le chiffre atteint les 1500 euros pour les couches jetables.

Salon Natur'A Lys : pour une meilleure protection de la nature

Organisé tous les deux ans à Lys-Lez-Lannoy, le salon du développement durable Natur'A Lys est le rendez-vous incontournable pour ceux qui veulent « Faire le plein d'énergie, se rapprocher de la nature et apprendre à la préserver ». Cette année, l’événement a été conçu par Aurélie Caplier, élue chargée du développement durable et Nathalie Beauvais, responsable urbanisme, sécurité et développement durable à la mairie de la ville.

Pour l’édition 2010, Natur'A Lys s’est tournée sur les énergies renouvelables et Aurelie Caplier dresse le bilan : « Cela avait bien fonctionné au niveau des ateliers, mais les stands avaient moins intéressé car pas suffisamment concrets. Ils concernaient des investissements trop lourds. Par contre les stands Bio Cabas, celui des couches lavables, celui de la mairie indiquant les quatre aides communales (solaire, récupération eau de pluie, chauffe-eau) avaient eu plus de succès ! C'était une première approche, maintenant, on sait qu'il faut présenter des choses plus concrètes pour attirer du public ! ».

Pour cette année, l’événement se tiendra les 12 et 16 septembres prochains à la Ferme du Gauquier avec la participation de « moins d'exposants mais plus ciblés ». Le public aura l’occasion de gouter à du cocktail bio fait-maison, de la confiture « La Lyssoise » spécialement préparée pour le salon et les 1 500 visiteurs lyssois attendus pourront arborer un tee-shirt décoré par le thème de l’affiche.

Parmi les thématiques proposés figurent le jardin responsable, le tri et la réduction des déchets (bus info tri), nos amis les bêtes (afin de vous faire comprendre qu'un pot de yaourt laissé au sol peut être un piège mortel pour les gentils hérissons), les produits frais, et les plantes dépolluantes (stand tenu par des élues).

Samedi 15 et dimanche 16 septembre à la Ferme du Gauquier de 9h à 19 h.

Toilette bébé : misez sur le lavable

Dès sa venue au monde, le bébé est un être à part entière et malgré sa taille minuscule, il peut générer autant de déchets qui nuisent à l’écologie. Uniquement pour sa toilette, le nourrisson génère beaucoup de déchets indispensables tels les couches jetables, les lingettes et les cotons jetables. Tous les articles du trousseau de naissance viennent s’ajouter à la liste au fur et à mesure que le bébé grandit.

Pour y remédier, les spécialistes en puériculture ne cessent de créer de nouvelles solutions naturelles et biologiques qui réduisent au maximum l’empreinte écologique du petit bout de choux. Parmi les dernières nouveautés qui viennent s’ajouter aux couches lavables figurent les carrés bébé lavables.

Carrés lavables : entre efficacité et praticité
En cas de grosse commission, toutes les mamans savent qu’il faut un maximum de cotons ou de lingettes pour réussir à bien nettoyer les petites fesses du bébé. Il ne va sans dire que le taux de déchet est multiplié dans les crèches et garderies. Il est donc essentiel de suivre la tendance et se mettre à utiliser du lavable.

Une meilleure conception
Chez les marques qui proposent des solutions lavables pour améliorer le quotidien des pouponnières, les matières écologiques et douces sont primordiales. Il est donc facile de trouver des carrés et gants de change lavables pour les bébés et les enfants en bas âge. Parmi les matières les plus utilisées figurent le coton bio et le molleton de coton bio qui ne contiennent aucune trace de pesticide, insecticide et OGM. Cette matière convient parfaitement aux peaux sensibles.

Pour les mamans qui recherchent à tout prix des produits anallergiques et bactériostatiques, des produits en viscose de bambou sont déjà disponibles sur le marché. Enfin, le Tencel ou fibres d’eucalyptus se démarque par sa douceur et sa capacité d’absorption.

Couches lavables : un effet sur l’écologie

Une récente étude a confirmé que les couches lavables ont autant de mauvais impact sur l’écologie que les couches jetables. Actuellement, les spécialistes en produits de puériculture font tout pour contredire les résultats de l’enquête. Parue en juin 2012, la fiche technique de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie ou ADEME a « affirmé haut et fort que les couches lavables ne sont pas plus écologiques que les couches jetables ».

Ces déclarations résultent de l’observation des résultats d’une étude britannique de 2005 qui confirme que « Si les couches lavables présentent un intérêt en termes de réduction des quantités de déchets, elles génèrent aussi des consommations d’eau et d’énergie plus importantes. Lorsque les utilisateurs s’orientent vers des couches lavables, il est indispensable d’en optimiser l’usage ».

Des propos qui offensent les spécialistes et les adeptes des couches lavables. Parmi les plus touchés, la marque de couches lavables Hamac et le blog Les Couches Lavables déplorent les critères de base de l’ADEME. En effet, en procédant à l’étude des impacts des couches lavables sur l’écologie, les spécialistes britanniques se sont basés sur les critères suivants :

- Les couches lavables qui faisaient l’objet de l’étude étaient lavées à 90°C
- Lors des lavages, il a été constaté que les machines à laver n’étaient jamais remplies
- Les couches lavables étaient d’origine pakistanaise
- Une utilisation systématique d’adoucissants a été constatée
- Le repassage des couches lavables était un autre problème en termes de consommation d’énergie

Des données plus ou moins discutables d’autant plus que les nouvelles générations de couches lavables sont plus faciles à utiliser en termes de lavage et d’entretien.