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Location de couches réutilisables : désormais c’est possible

Tout le concept d'Escouade de Garde a été construit autour d'une couche lavable unique imaginée par Sylvie Pedneault et les éducatrices de sa garderie.
La couche plus épaisse que celles sur le marché et lavable seulement avec des machines industrielles a été conçue à Joliette, dans l'atelier de confection de l'entreprise, afin de limiter au maximum la manipulation faite par les éducatrices pour qu'elle soit aussi facile d'utilisation qu'une couche jetable.
« Dans le marché des couches lavables, il y en a des dizaines de modèles, mais dans les garderies, ça ne fonctionne pas, notamment à cause de la manipulation des selles, explique Sylvie Pedneault. Il n'y a pas nécessairement une toilette à côté de la table à langer. Avec notre modèle, les éducatrices laissent le cadeau dedans et mettent ça dans un sac. »
Après utilisation, les couches sont acheminées à la buanderie de l'entreprise, à Joliette dans le local contiguë à l'atelier de confection, et sont lavées à 170 degrés Celsius par des machines industrielles.
« Les rejets dans l'environnement sont moins importants que ceux d'une toilette », explique Sylvie Pedneault.
En un an, 1564 couches ont été fabriquées à la main dans un atelier de couture de Montréal, dont plus d'une centaine dans l'atelier de confection de l'entreprise.
Si les projections se réalisent, le couple d'entrepreneurs aimerait qu'une partie de la production de masse se fasse aussi à Joliette.
D'ici décembre, il vise à grossir son lot d'au moins 5000 couches supplémentaires afin d'être en mesure de répondre à la demande, seulement pour le volet garderie de leur entreprise.

En CHSLD
En parallèle au projet dans les garderies, les propriétaires d'Escouade de Garde visent, d'ici 2017, à implanter leur modèle d'affaires dans les CHSLD. Ils planchent déjà sur la conception d'un modèle de couches pour adultes.
« Nous pensions développer ce volet dans un horizon de trois à cinq ans après le démarrage de l'entreprise, mais nous devons le faire plus rapidement parce que nous avons eu une approche sérieuse pour un projet-pilote en CHSLD dans Lanaudière », annonce Sylvie Pedneault.
Le couple veut aussi développer un modèle de couches pour les enfants de plus de cinq ans qui doivent vivre avec un handicap et qui sont incontinents. Un projet pour lequel ils ont aussi été approchés, affirme Jean-François Bourk.
« Ça prend une ampleur plus grande et plus rapidement que ce que nous pensions », constate Sylvie Pedneault.
Vitesse grand V
« Est-ce qu'il y a plus vite que vitesse grand V ? C'est très grand V », ajoute Jean-François Bourk.
Se lancer en affaires a eu l'effet d'un tourbillon pour les deux partenaires de vie qui devenaient du coup des partenaires d'affaires.
Alors que les opportunités se multiplient pour leur toute nouvelle entreprise, ils se rappellent avoir essuyé plusieurs revers avant d'atteindre ce rythme, dont celui de devoir faire face à ceux qui ne croyaient pas en leur projet comme des amis et des banquiers.
Le couple a dû hypothéquer sa maison et retirer ses REER pour fonder la compagnie en plus d'essuyer quatre refus à la banque avant d'être finalement accepté pour un prêt.
« On était découragés, mais on a continué de foncer », dit Sylvie Pedneault.
Les efforts du couple ont d'ailleurs porté leurs fruits alors qu'Escouade de Garde a remporté à la mi-juin le prix national dans la catégorie « service aux individus », du Défi OSEntreprendre, un concours provincial saluant l'ingéniosité des entrepreneurs qui participent au développement de leur région en mettant sur pied de nouvelles entreprises.
« C'est vraiment ça: il faut oser. Il faut y croire, il faut pousser. Il ne faut pas écouter les neuf personnes sur dix qui diront que ton entreprise ne marchera pas », croit Sylvie Pedneault.